Subasta Bidspirit | COCTEAU JEAN: (1889-1963)
COCTEAU JEAN: (1889-1963) - COCTEAU JEAN: (1889-1963) French poet, playwright, novelist, artist, filmmaker and critic. A remarkable autograph manuscript signed, Jean Cocteau , seven pages (rectos only), 4to, Paris, March 1922, in French. Cocteau’s manuscript is entitled Marie Laurencin , and represents a glowing appreciation of the French painter, commencing with a beautiful description of how Cocteau imagines her features would be recorded in her passport, noting her hair, black eyes, and pearl grey complexion, as well as several special features. ‘ chevaux, colombes. eventails, plumes d'autruches….. yeux myopes’ (Translation: ‘horses, doves, fans, ostrich feathers….myopic eyes’ , continuing ‘Mais elle ne veut pas qu'on dise qu'elle est myope. Elle trouve la myopie honteuse et le face a main la gene comme une bequille d'infirme. Pourtant il faudrait parler de ce nuage qui met les distances entre sa personne et le reste du monde, qui fait d'elle un aveugle et un caniche. Mais jamais on n'avait vu un aussi joli aveugle dirige par un caniche aussi savant’ (Translation: ‘But she doesn’t want people to say she’s short-sighted. She finds myopia shameful and face-to-hand discomfort like a cripple’s crutch. Yet we should talk about this cloud which puts distances between her person and the rest of the world, which makes her blind and a poodle. But we had never seen such a pretty blind man led by such a knowledgeable poodle’ ). Cocteau follows with a sestet – Une etoile d'amour , Une etoile d'ivresse, Les amants, les maitresses , Aiment la nuit et le jour , Un poete m'a dit qu'il etait une etoile , Ou l'on aime toujours . Translation: A star of love , A star of intoxication , Lovers, mistresses , Love night and day , A poet told me that there was a star , Where we always love And compares the stars to a calligram by Guillaume Apollinaire, ‘Sans doute il est trop tard pour parler encore d'elle serions nous tentes de dire, apris l'image que nous en donnent les poetes avec lesquels notre ame a toujours vecu. Jamais trop tard, il est vrai la douce lumiere Laurencin, si elle brille pour les uns est encore en route vers les autres ’ (Translation: ‘No doubt it is too late to talk about her again, we would be tempted to say, after the image that the poets with whom our soul has always lived give us. Never too late, it is true the gentle light Laurencin, if it shines for some and is still on its way to others’ ). Cocteau then writes of Laurencin’s paintings. ‘Un tableau de Marie Laurencin regarde, ecoute, comme les chevreuils. Si une personne qui n'aime pas les betes s'approche, si un chasseur e'paule son arme, le tableau disparait. Nous avons la joie d'etre de ceux qui les caressent. Car Marie Laurencin aime les poetes. Elle n'aime que les poetes. Et moi qui l'ai connue bien apres Salmon, Apollinaire, Fleuret, Moreas. j'ai eu la surprise d'un homme du nord qui verrait une rose, en chair et en os, apres avoir entendu parler d'elle dans Ronsard et dans les catalogues de fleurs. Il serait donc ridicule de vous apprendre que Marie Laurencin porte un nom delicieux qui rime avec sein, dessin, coussin, clavecin, assassin; qu'elle fait penser a Watteau, a Goya, aux liaisons dangereuses, aux livres de Madame de Segur et aux fables de la Fontaine, que licornes lechent son eventail qui ne montre que des yeux comme un volet espagnol, que ses couleurs favorites sont le bleu le gris et le rose, que sa peinture n'est pas de la peinture litteraire mais de la peinture de grand peintre et de grand poete, qu'il ne faut pas confondre avec la peinture poetique. Du reste, Marie Laurencin est un poete. Ecoutez plutot: Roi d'Espagne prenez votre manteau, Et un couteau, Au jardin zoologique, Il ya a un tigre paralytique, mais royal, et le regarder fait mal. Vous retrouverez dans cette petite piece ecrite pendant la guerre a Madrid, l'intonation d'une aristocrate’ (Translation: ‘A painting by Marie Laurencin looks, listens, like deer. If a person who does not like animals approaches, if a hunter shoulders his weapon, the picture disappears. We have the joy of being among those who caress them. Because Marie Laurencin loves poets. She only likes poets. And I know her well after Salmon, Apollinaire, Fleuret, Moreas. I had the surprise of a man from the north who would see a rose, in the flesh, after having heard about it in Ronsard and in flower catalogues. It would therefore be ridiculous to tell you that Marie Laurencin has a delicious name that rhymes with sein, dessin, coussin, clavecin, assassin; that she makes us think of Watteau, of Goya, of dangerous liaisons, of the books of Madame de Segur and the fables of La Fontaine, that unicorns lick her fan which only shows eyes like a Spanish shutter, that her favourite colours are the blue, grey and pink, that her painting is not literary painting, but the painting of a great painter and a great poet, which should not be confused with poetic painting. Besides,