Subasta Bidspirit | FERNIG THEOPHILE: (1775-1819)


FERNIG THEOPHILE: (1775-1819) - ‘I cannot resist the desire to repeat these words from your burning pen and adapt them to friendship although traced by love’   FERNIG THEOPHILE: (1775-1819) French military officer who, with her sister Felicite, enlisted in the French Army dressed as men during the French Revolutionary Wars, Once their gender was discovered they were granted permission to remain in service, becoming celebrities frequently mentioned in the contemporary French press. Appointed aide-de-camp officers under General Charles Francois Dumouriez, the Soeurs Fernig were sentenced to exile after Dumouriez’s treason of 1793. A rare A.L.S., Theophile (twice), four pages, 4to, Brussels, 18 Fructidor an 9 (5 th September 1801), to Isidore Audeval, her cousin, in French. Fernig writes a lengthy letter, in essence a love letter, flowing with warmth and affection, stating, in part, ‘Oui, je suis encore ici..... Console-toi, mon ami, ta cousine n'etait point gaie quand tu t'affligeais, et s'il existe une heureuse sympathie entre les gens qui se conviennent, les notres en sont une preuve.......vous savez combien je me proposais de plaisir a vous y rencontrer.......Guilleminot n'arriva point, et au lieu de lui, je recus une lettre qui m'annoncait le retard de son voyage de 15 jours, trois semaines! J'ecrivis a ta soeur, je t'ecrivis aussi, et je dechirai ma lettre. Je te croyais a Mortagne, au milieu de tes amies, oubliant les absentes. Je t'accusais meme d'etre passe par Bruxelles sans etre venu les voir....que sais-je ce que je ne pensais pas!......La douleur est mere de l'injustice, et par elle je suis excusable: n'est-ce pas, mon ami? J'ai senti tout mon sang s'agiter, courir dans mes veines et refluer vers mon coeur, en apprenant votre chute de cheval. J'espere qu'elle n'aura pas de suite, mais prenez toutes les precautions et les menagements possibles: vous vous devez a vos amis autant qu'a vous-meme. Pourquoi trouverais-je mauvais le rapprochement de nos deux noms, quand l'amitie nous lie si   etroitement?........Que ton ame honnete, delicate et sensible se penetre, se convainque bien de la purete de la mienne dans mon acquiescement a ce que tu fais, et de mon plaisir a faire le tien: Dieu m'en est temoin, et j'implore du ciel toute sa colere si ma candeur n'egale pas ma protestation. Croiriez-vous que je n'eprouve plus l'ombre de mes regrets de ne point avoir partage les plaisirs de Mortagne depuis que je sais que vous n'y etiez pas? C'est cependant la verite! Je n'ai de ma vie ete plus triste qu'en voyant ecoule le premier jour de cette fete, ne pouvant y aller et vous y croyant......Ne n'apesentis point sur le desagrement de ton metier. Tu es esclave, oui; mais tu l'es de l'honneur, et c'est le plus supportable des tyrans. Tu marches a travers de mille contrarietes, mais elles te couvrent de glorie et ton noble devouement fait triompher le myrte sur le laurier. Tu le sais, mon ami, le myrte est l'embleme de l'amitie. Jusque dans le moindre de tes sacrifices, il n'est point un sentiment qui ne t'en tienne compte, et tous ces sentiments sont dans le coeur de ceux qui t'aiment. Nous nous sommes vus trop peu de temps, il est vrai, et j'en ai ressenti la verite, mais il y a un moyen de nous en dedommager......je ne puis resister au desir de repeter ces mots sortis de ta plume brulante et les adapter a l'amitie quoique   traces par l'amour: ”Ecris-moi je le veux: ce commerce enchanteur, Aimable epanchement de l'esprit et du coeur, Cet art de converser sans se voir, sans s'entendre, Ce muet entretien, si charmant et si tendre. L'art d'ecrire. Abelard, fut sans doute invente, Par l'amante captive et l'amant agite, Tout vit par la chaleur d'une lettre eloquente”. Comme eux, que notre amitie profite de cet art divin, de cette faculte celebre, et trompons l'espace, qui nous separe en nous communiquant toutes nos pensees, nos peines et nos plaisirs: nous adoucissons par a les premiers en doublant les derniers’ (Translation: ‘Yes, I’m still here…..Console yourself, my friend, your cousin was not cheerful when you were upset, and if there is a happy sympathy between people who suit each other, ours are a proof of it……you known with how much pleasure I intended to meet you there…..Guilleminot did not arrive, and instead of him, I received a letter which informed me of the delay of his trip by 15 days, three weeks! I wrote to your sister, I wrote to you too, and I tore up my letter. I thought you were in Mortagne, among your friends, forgetting the absent ones. I even accused you of having passed through Brussels without having come to see them……what do I know what I was not thinking!........Sorrow is the mother of injustice, and through it I am excusable: is it not, my friend? I felt all my blood rushing, running through my veins and flowing back to my heart, on learning of your fall from a horse. I hope it won’t be followed up,